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Ariane Moffatt: un album «presque new age» | JDQ

Donald Loignon Perso

Transmis par : Répertoire des artistes Québécois

Date de parution : 20 octobre 2021

Source de la nouvelle :
JDQ - Raphaël Gendron-Martin

Art Daro

Nouvelle maman, Ariane Moffatt a récemment changé de réalité. Pour la conception de 22h22, l’artiste a voulu proposer un album atmosphérique, onirique et rêveur.


On rencontre Ariane Moffatt dans un sympathique local de l’avenue Van Horne, là où elle a travaillé avec Tristan Malavoy-Racine. «Avant de faire les voix finales de l’album, j’ai passé trois jours ici avec Tristan à revoir les textes et à questionner leur sens, dit-elle. Il a eu un regard éditorial.»
Tandis que pour MA, l’auteure-compositrice avait presque travaillé seule du début à la fin, Ariane a voulu collaborer avec certains amis artistes pour ce nouvel opus.


Collaboration naturelle
À la réalisation, elle a ainsi travaillé de pair avec Jean-Phi Goncalves, qu’elle connaît depuis le début des années 2000 et avec qui elle avait déjà fait Tous les sens.

«C’est une collaboration naturelle avec lui, dit-elle. Le fait de se connaître et d’être très complices facilite la façon de travailler. On est fous de spontanéité, de détails. Jean-Phi est un gars vaillant et qui va jusqu’au bout des choses.»
Seule de son côté, dans son studio personnel, Ariane Moffatt a d’abord élaboré les maquettes d’une vingtaine de chansons. Et c’est ensuite avec Jean-Phi qu’elle a peaufiné le tout.
«Au début, nous étions partis dans une ambiance très années 1980. Mais c’est un courant qui s’est un peu essoufflé et je voulais rester dans quelque chose d’instinctif. Nous avons gardé le côté planant, atmosphérique, en y ajoutant une touche onirique, rêveuse, presque new age.»
Entre deux réalités
Forcément, sa nouvelle réalité de mère a teinté les morceaux de l’album. «Cet album-là est l’exemple sonore de la mutation de la femme à la mère. C’est le passage entre deux réalités. Il y a aussi un regard sur la mort, alors qu’on vient de donner la vie. Mais l’album n’est pas morbide. On traite les sujets de façon lumineuse.»

Ariane a conçu son album comme un tout et c’est de cette façon qu’elle espère que les gens l’écouteront. «Les gens ne savent peut-être pas à quel point l’ordre des chansons est important. Pour moi, l’expérience ultime est de peser sur “play”, d’aller prendre une marche et de l’écouter seul avec des écouteurs. Idéalement à 22h22. Haha!»
Pour l’édition en vinyle, elle a ainsi refait son ordre des chansons afin de faire un côté plus tranquille et un autre plus dynamique. «C’est une autre façon de dire qu’on ne fait pas ça au hasard, dit-elle. On sépare les ambiances en deux.»
Assumer son côté pop

Après 15 ans de carrière, Ariane Moffatt affirme sans gêne avoir finalement assumé son côté pop. «Même si j’ai eu un gros succès populaire avec Aquanaute, je ne me sentais pas comme une chanteuse si grand public, dit-elle. Je voulais que ma musique se propage, mais en gardant de la qualité. J’étais sur une fine ligne. Je pensais souvent à ce qui devait être indie et cool. Aujourd’hui, je m’assume plus.»

Est-ce qu’elle a changé depuis son passage à La Voix? «Mon rapport est plus démocratisé, répond-elle. J’ai réussi à passer dans cette expérience-là en restant moi-même, en restant humaine. De toute façon, la scène indie d’aujourd’hui proclame la grande pop bonbon, comme Beyoncé. Tant mieux si les frontières peuvent s’abolir.»

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